Comment réussir à ‘tout’ faire quand on est clairement pas superwoman

A l’heure où je vous écris, j’ai probablement traversé les deux mois les plus chargés de mon activité. Avec deux lancements, deux pré-lancements, un changement de cap, la création d’un tout nouveau programme, et déjà, la mise en place de la rentrée, je commence seulement à voir la lumière au bout du tunnel de cette période si occupée. Et j’ai fait ‘tout’ ce qui devait être fait.

Et pourtant, cette période, je ne l’ai pas traversée en mode ‘zombie‘. J’ai fait du sport, j’ai avancé sur mon roman, j’ai voyagé, passé du temps en famille, entre amis, et seulement une fois, je me suis couchée à 3h du matin pour finir une page de vente ! Ah.

Résultat des courses, pour celles et ceux qui me suivent de près, des questions reviennent souvent : « Mais comment tu fais Lyvia ? », « Mais tu dois être crevée ! », « Tu te drogues ou quoi ?? »

Eh eh, je ne me drogue pas. Je ne bois même pas de café (enfin, si, mais du déca). Et surtout, pas de signe de burn-out à l’horizon ! (je suis vigilante, croyez-moi !)

Je ne suis pas Superwoman, je n’ai pas de super pouvoir caché. Comme vous, j’ai besoin de temps, d’espace, de repos. Je travaille vite, mais je ne fais pas tout à 100 à l’heure. Je n’ai pas non plus une armée de ‘minions’ pour m’aider.

Et je mentirais si je disais qu’alors que j’ai fermé les inscriptions de mon deuxième programme il y a deux jours, je ne suis pas fatiguée. Si, je suis fatiguée, mais comme on l’est après avoir fait une belle course. Globalement, ça va plutôt bien.

Non, mon secret, est un bien plus subtil que ça. La vérité c’est que les choses me prennent probablement deux fois moins de temps aujourd’hui, que ce n’était le cas avant, avec deux fois plus de plaisir.

Et pas parce que j’ai trouvé une superbe technique d’organisation super efficace, ni parce que j’ai des pouvoirs magiques, au contraire !

Ce n’est pas ça mon secret. Et avant de le dévoiler, je vais solliciter votre expérience :

Avez-vous eu ces moments où, avec une deadline très proche – disons qu’il vous reste deux heures pour terminer un projet qu’on vous a assigné il y a deux mois – vous vous placez devant l’ordinateur ou la feuille, et pendant une minute, vous êtes un peu perdu, vous paniquez un peu, eh puis bam, la minute d’après, l’inspiration vient, et en une heure, c’est réglé ?

Ou bien, une journée où vous êtes complètement débordé-e, vous avez la tête dans le guidon, et à un moment donné vous vous dites « eh flute ! ». Vous écoutez une intuition, une pulsion, et vous partez vous balader. Vous revenez, tout guilleret, et finalement, ce qui semblait être une masse énorme de travail n’en est plus une. Vous vous y mettez, avec plaisir et coeur, et c’est fait. Ou alors ce n’est pas fait, mais ça ne vous stresse plus trop.

Dans les deux cas, vous avez expérimenté un phénomène un peu étrange : l’élasticité du temps.

J’en avais parlé il y a plus d’un an ici, à un moment où j’étais salariée, et où je devais également mener jemecasse (avec lancement et tout ce qui va avec). Eh bien, ce qui devait être fait était fait.

Aujourd’hui, dans cet article, j’aimerais partager avec vous mes pistes pour ‘surfer’ sur l’élasticité du temps, et arriver à faire plus, en beaucoup moins de temps, et avec une belle énergie.

Prêt ? Accrochez-vous à vos sièges.

L’élasticité du temps

On va « lentement » quand ce que l’on fait nous barbe, nous ennuie et nous est pénible. Les heures s’accumulent, on tourne en rond, on se sent coincé et on avance peu.

On va « lentement » quand on n’a pas la clarté. On fait un pas en avant, un pas en arrière.

On va « vite » quand on est dans une dynamique de créativité, de plaisir. On ne porte pas attention au temps, et les choses se créent d’elles-mêmes, sans qu’on ait à forcer.

On va « vite » quand on est au clair avec ce que l’on veut faire, pourquoi on veut le faire.

Mais de façon plus ‘phénoménale’, on va vite quand on est connecté à sa créativité, quand on arrive à capter les informations et à les retranscrire sans y apposer le filtre de nos doutes, de nos peurs et de nos propres jugements.

Surfer sur la fulgurance créative

Je n’ai pas de technique d’organisation particulière. Je suis même fâchée avec la planification, et je suis une procrastinatrice avertie (lire ‘La procrastination est ton amie’).

Les phénomènes que je vous ai décrit plus haut, ceux où l’on expérimente cette élasticité du temps sont parallèles à un autre phénomène : la fulgurance créative.

C’est parce que je surfe sur la vague de la fulgurance que je peux faire beaucoup, en peu de temps.

Je compte principalement sur mon rapport à la créativité pour accomplir ce que je dois accomplir. 

Je compte sur les moments que j’ai décri plus haut. Sur les moments de flow, où tout vient d’un coup et où tout est limpide. Je compte sur les moments où je n’ai pas à beaucoup réfléchir pour avoir la réponse. Et ce sont ces moments qui me permettent d’aller vite.

Ce sont eux qui m’ont permis de préparer tous mes webinaires de lancement en 30 minutes chrono, carnet et crayon à la main, sans le poser une seule fois, et sans avoir à revenir sur le résultat final (et à écrire mes slides en 15 minutes !).

Ce sont eux qui m’ont permis de tourner des vidéos de 5 minutes en… 5 minutes. Une prise, et c’était réglé. Deux ou trois, seulement quand ce n’était pas encore fluide à l’intérieur.

Qu’est-ce que donc la fulgurance créative ?

Le mot ‘fulgurance’ vient de ‘fulgur‘, éclair en latin. Est fulgurant ce qui est brillant, vif, soudain, rapide, comme l’éclair.

La fulgurance créative a une définition plus subjective. Chacun a tendance à y apporter sa définition, en fonction de l’expérience qu’il en a.  Pour moi c’est la suivante : une fulgurance est comme une évidence. C’est une idée qui s’impose à moi, qui me vient d’un coup. Je ne doute pas, je ne questionne pas et je peux agir en confiance en la suivant.

Comme dirait Céline Boura : ‘C’est là, et c’est ça’.

Je me suis découverte une facilité avec la fulgurance. J’arrive à capter l’inspiration et à la véhiculer sans trop la bloquer. Cela demande une certaine pratique, un lâcher prise et je n’y arrive pas toujours, ni pour tout (au contraire). Mais peu à peu, j’ai compris comment ça fonctionne (et c’est ce que je transmets dans mes ateliers d’écriture, par exemple)

En surfant sur la fulgurance créative, tout va plus vite, car on n’hésite plus. Il n’y a pas d’atermoiements, de doutes, peu d’aller retour, peu de corrections. Les choses s’imposent, comme ces mots que je vous écris en ce moment même.

J’ai repris cet article trois fois avant de bien me ‘brancher’ sur l’inspiration et que l’enchaînement soit évident.

Maintenant, c’est bien joli tout ça. Mais comment on fait ?

Et là, je pense que cela mérite un manuel, manuel que j’écrirais peut-être un jour, qui sait 😉

Ceci dit, voici des pistes pour commencer :

Minimiser la pénibilité et maximiser le plaisir

Difficile d’être créatif sur une chose que l’on n’a pas envie de faire. Difficile d’avoir de l’inspiration pour une tâche qui nous semble une corvée. Le temps s’allonge, s’étend, on tourne en rond et rien ne se fait. Les réponses n’arrivent pas, et on lutte. C’est l’inverse du sentiment de fluidité naturelle dont on a besoin pour ‘surfer’.

La première étape est donc de ‘choisir’ à quoi on va appliquer notre créativité. Et c’est là qu’il va falloir faire un tri, et dire non.

Je vous ai écrit il y a plusieurs semaines, comment je dis non ‘par défaut’, aujourd’hui. Avant de dire oui, je dis toujours non. C’est comme si la somme des tâches que je pouvais mettre en oeuvre couvrait un grand disque noir d’un mètre de diamètre. Et que quelqu’un y avait peint un point blanc d’un centimètre de diamètre.

Eh bien, moi je plonge dans ce point blanc. Cet univers, précis et circonscris, c’est le mien. Ce qu’il y a autour est superflu, ce n’est pas moi. Les possibilités dans ce point blanc sont, certes, infinies, mais dedans, je suis dans l’expression la plus pure de ma créativité.

Ce point blanc, c’est le lieu où j’ai du plaisir à faire ce que je fais. C’est le lieu où j’exprime au mieux mes talents. C’est le lieu où l’énergie que je donne me revient multipliée par 100.

D’aucuns appelleraient ça la zone de génie : celle où l’on exerce au mieux les talents qui nous ont été donnés, celle où chacune de nos actions nous revient au centuple. Celle où les choses sont fluides et faciles.

Ainsi la première étape est de délimiter ça, et de dire non à :

  • Ce qui ne nous fait pas plaisir ;
  • Ce qui n’est pas la meilleure expression de nos talents.

 

Faire confiance à sa créativité et la laisser s’exprimer sans la brider

Ensuite, je crois que l’étape cruciale, et aussi la plus difficile, c’est de se laisser aller à cette créativité.

Car même si vous êtes dans la meilleure expression de vos talents, il est très facile de bloquer le flux créatif.

Imaginons que vous êtes en train de parler en public. Alors que vous êtes à l’aise avec l’exercice (c’est votre talent), que vous vous êtes préparés même, il est possible que des pensées, idées se mêlent aux vôtres comme : « mais qu’est-ce que tu racontes-là ? » ou bien « ça se voit qu’ils n’ont rien compris, t’es nul-le ! » ou encore « mince, ce n’est pas ce que je devais dire« . Et là vous perdez le fil.

C’est une chose que je ressens parfois quand je parle en public ou que j’anime un atelier. C’est fluide, ça va de soi, et puis une petite voix commence à souffler : « et si ce n’était pas si simple, en fait ? » Mon travail alors consiste à la faire taire, et à poursuivre.

Si on imagine, dans ce cas, l’expression créative comme un flux qui va des idées à vos lèvres, en passant par votre cerveau, votre corps, chacune de ces pensées est comme un panneau ‘Stop’ qui bloque l’inspiration sur le chemin.

Vous me répondrez peut-être : et si l’inspiration n’est pas bonne ?

Je crois que l’inspiration est toujours bonne. Qu’il y a un processus créatif hors de notre contrôle, qui utilise des ingrédients immatériels, et qui si on le laisse faire, va donner la meilleure expression de ce que l’on veut partager.

En général ce n’est pas l’inspiration qui n’est pas bonne, c’est nous qui brouillons le signal.

Donc accepter de se connecter au flux, et de ne pas brouiller le flux est un exercice important.. et difficile.

Comment on se ‘connecte’ ?

Cela fonctionne différemment pour chacun, je pense. Et aussi l’expression de cette inspiration, de cette créativité dans le monde réel, va être différence.

Dans mon cas, c’est assez simple. Je me laisse aller, et j’attend. J’ai confiance dans le fait que ça va venir, et que quand ça viendra, ce sera exactement ce qu’il faut.

La créativité a besoin d’espace. Cela veut dire que par moments, elle a besoin que vous soyez devant votre feuille, devant votre micro, devant votre audience et que vous receviez, sans juger, ce qui vient.

Cela veut aussi dire avoir confiance. Avoir confiance dans le fait que ce qu’elle nous envoie est « bon », mais aussi qu’elle va nous l’envoyer.

Je fais tout à la dernière minute (par exemple, je prépare mes webinaires du midi le matin même, et je ne prépare pas du tout mes interventions sur Facebook Live) mais c’est parce que je sais que si je me ‘branche’, ça viendra en peu de temps.

Plus facile à dire qu’à faire, c’est certain. Alors essayez sur des petites choses. Par exemple, dans une conversation, tâchez d’écouter et de faire silence dans votre tête (plutôt que vous demander : « qu’est-ce que je vais dire ensuite »), ayez juste confiance que ce que vous allez dire ensuite sera juste. Même si c’est peut-être une connerie. Peut-être qu’elle fera rigoler la galerie. Finalement, le tout est de ne pas douter de ce qui vient, et de juste le laisser venir.

Se disposer à recevoir

La créativité a besoin d’espace – d’ailleurs, j’ai ai parlé dans un article ici : D’où vient l’inspiration. Cela veut dire qu’un esprit encombré n’est pas très accueillant pour la créativité.

Ainsi la meilleure chose que vous puissiez faire en cas de journée chargée, que vous avez l’impression de patauger dans la semoule, c’est de faire une pause. Faire une pause aussi longue que vous en avez besoin, avec la confiance que ce qui doit être fait, sera fait dans les temps.

J’ai pris mes plus longues pauses dans les journées qui étaient censées être les plus chargées. J’ai pris une semaine à l’étranger alors que j’étais en plein lancement.

Voici ce que cela fait :

  • Cela calme l’esprit, et les idées viennent plus clairement. Elles se sentent accueillies.
  • Conséquence : on a plus de clarté, on est plus efficace une fois que l’on passe à l’action.
  • On est reposé, ainsi on ne fonctionne plus à l’adrénaline ou sur de la nervosité, mais plus dans une action relaxée qui va nous faire avancer sans tension.

Et on peut aller vite, beaucoup plus vite.

L’urgence, c’est toujours d’aller bien. Après, le reste suit.

L'urgence, c'est toujours d'aller bien. Click To Tweet

 

Ce qui doit être fait sera fait.

Nous avons tous 24 heures dans une journée. C’est le temps qui nous est imparti. On a tendance à vouloir forcer des millions de tâches dans ces 24 heures. Or, le contenant est le contenant. Et parfois, même en étant un as de la créativité, on ne peut pas ‘tout’ faire.

Mais pourquoi ? Parce que tout ne ‘doit’ pas être fait.

Je crois vraiment dans le fait que ce qui doit être fait, est toujours fait. Si ce n’est pas fait, alors il y a une raison, même si on ne la voit pas clairement.

Par exemple, si devant vous quelqu’un se faisait renverser par une voiture, vous laisseriez tout tomber pour venir à son secours, appeler les pompiers, peut-être l’accompagner à l’hôpital. Tout le reste que vous ne feriez pas dans cette journée pourrait être repoussé à plus tard, avec la justification de cet événement. De même si vous avez une gastro ! Pas question d’aller à vos rendez-vous dans cet état.

Et tout le reste, alors, toutes les ‘obligations’ que vous aviez en vous réveillant ce matin-là ? Eh bien tanpis.

Considérez qu’il y a d’autres événements (moins dangereux qu’un accident) qui peuvent prendre la précédence sur le reste. Ils sont tout aussi importants du moment qu’ils comptent pour vous. Vous pourriez tout aussi bien vous dire : aujourd’hui j’ai besoin de me reposer, tanpis pour le reste.

La seule chose qui vous bloque peut-être, c’est la difficulté à défendre ça auprès des regards extérieurs. Mais au delà de ça, vous avez le droit. C’est ce qui devait être fait, et tout le reste est justifié d’être repoussé.

Il y a, par conséquent, deux phrases qui me portent et me permettent de mettre le stress de côté :

« Ce qui doit être fait sera fait. »

Ce qui doit être fait sera fait. Click To Tweet

Et « Rien n’est grave. »

Car sinon, tout est grave.

A l’échelle de votre vie, une journée de plus ou de moins, n’est pas grave. Dans quelques mois, ça ne comptera peut-être même plus.

Et même pour un événement d’apparence ‘grave’, je crois en la résilience de l’être humain. On s’habitue à beaucoup de choses, même quand elles nous paraissent insurmontables de premier abord. (D’ailleurs mon dernier article l’évoque ici)

Adieu perfection

Tout ce que je dis signifie qu’on laisse l’idée de perfection de côté. Cela veut dire qu’on accepte de ne pas forcément tout faire dans les temps. Cela veut dire qu’on accepte de ne pas avoir l’opportunité de revenir dessus, peaufiner, arranger.

Quand on apprend à surfer sur la fulgurance, on apprend à lui faire confiance. On a confiance dans le fait qu’elle nous emmènera là où elle doit nous emmener. Qu’elle nous permettra de créer ce qu’on doit créer.

Et si elle n’est pas présente au moment de la deadline, alors, personnellement, je préfère repousser la deadline. Si ça n’a pas été fait, il y a une raison. Et si ça doit être fait, ce sera fait.

Violent, je sais. Je choisis la créativité.

Plus besoin de technique d’organisation

L’une de mes clientes, lors d’une session de mentoring de groupe (tu te reconnaîtras 😉 ) expliquait qu’elle avait des difficultés à poser des limites. Elle voulait pouvoir tout faire, au point de faire peu de pauses, et pour cela, elle utilisait des systèmes de productivité.

Le résultat était le suivant : fatigues, tensions, et tout de même la culpabilité de ne pas avoir assez fait.

Mettez les to do list de côté, mettez les systèmes d’organisation de côté, et l’espace d’une journée, faites l’expérience de vous laisser porter dans votre travail, au fil de votre créativité.

Ce ne sera pas facile, il faudra un peu d’entrainement. Peut-être que vous y arriverez seulement 5 minutes, peut-être 10. Mais essayez, de laisser les rênes à la partie la plus créative en vous.

Laissez les rênes à la fulgurance, et aux évidences.

En résumé, ce que cela signifie pour moi :

Je ne fais pas ‘tout’, beaucoup de choses passent à la trappe. Et ce n’est pas grave.

Je prends du temps pour moi, au moins tous les matins. J’écris, je clarifie mon état d’esprit et mon humeur, et je décide de l’intention que j’ai pour la journée. Je définis 3 tâches que je veux accomplir. Cela me dispose à recevoir la créativité dont j’ai besoin.

Pour chaque ‘tâche’, je me branche sur ma créativité au moment de l’accomplir. Quand j’écris un article, je prends une longue respiration et j’attends de voir ce qui vient. Quand je prépare une intervention, c’est pareil, je prends une longue inspiration, et je vois ce qui vient.

Quand ça ne vient pas de manière fluide, j’accepte que quelque chose coince, que ce n’est pas le moment et je patiente. Je le fais sans culpabilité. Je me dis qu’à l’échelle de ma vie, un jour, une semaine, ou même un mois de retard, ce n’est pas bien grave.

Je repousse parfois des deadlines. Même quand l’enjeu semble grand. Soit parce que THE truc, l’idée, l’évidence, ne m’est pas encore venue, ou soit parce qu’autre chose est venu entre temps que j’ai dû mettre en oeuvre. La créativité ne connaît pas vraiment la notion du temps !

D’ailleurs, je tâche d’expliquer cela de plus en plus à mes clients et aux personnes avec qui je travaille. Surfer sur ma créativité a plus d’importance pour moi que de respecter une date limite. C’est un aspect intéressant à amener dans une relation de travail.

Pour nourrir votre cerveau cartesien

Ce que je dis peut sembler un peu obscur. C’est peu palpable, en effet. Il y a aussi autre chose que je fais, pour me réconcilier avec le temps que j’ai.

Souvent, on dit qu’on ‘n’a pas le temps’. Mais c’est faux. On a toujours le temps. C’est la même quantité pour tout le monde. Ce qui change, c’est la façon dont on le perçoit, et la façon dont on l’utilise. Pour comprendre comment vous l’utilisez et si votre ratio créativité / temps passé est plutôt bon, ou s’il est plutôt catastrophique : mesurez.

Je mesure le temps que je passe sur chaque tâche avec une application qui s’appelle Toggl.

Elle me permet de réaliser quand je passe trop de temps sur des tâches non importantes et que je me perds, et elle me permet aussi de voir combien de temps me prennent vraiment les tâches importantes pour moi (comme écrire un article ou préparer un webinaire) et pour lesquelles j’arrive à surfer sur ma fulgurance (1h30 pour le brouillon de cet article, avant relecture).

A la fin d’une journée, c’est beaucoup plus facile de se rappeler les choses pénibles, ou peu productives qu’on a faites, plutôt que de se féliciter pour les moments où tout a été fluide. Cette perception distordue entretient notre animosité vis à vis du temps. Mesurer permet de donner la part belle à ces moments de créativité pure, et de réaliser qu’on a, en fait, le temps pour les choses importantes. 

C’est aussi un moyen supplémentaire de faire le tri entre les tâches qui nous portent, et les tâches qui nous pèsent.

 

Débloquer sa créativité et ‘fluidifier’ son état d’esprit

Je crois vraiment que la meilleure façon d’être efficace est de débloquer notre créativité. De façon à créer vite, et bien, en surfant du mieux possible sur la fulgurance. Ce n’est pas un exercice évident, et c’est assez facile pour moi de venir après coup en disant : ‘fais comme çi, fais comme ça’.

Pourtant il y a bien des moyens, des techniques pour mieux se connecter à l’inspiration. C’est ce que je transmet dans mes ateliers de créativité.

D’ailleurs, les ateliers reprennent en septembre. Ce sont des journées entières (les rares fois où l’on peut me voir en vrai) et je travaille avec 4 personnes à la fois. Si cela vous intéresse, écrivez-moi à hello@jemecasse.fr, et je vous donnerai personnellement les informations.

 

Voilà, vous savez mon secret.

Ce n’est pas la drogue, ce n’est pas le café. Ce n’est pas que secrètement, je ne dors pas, ni que j’ai des super pouvoirs cachés.

C’est parce que j’ai un passe-temps génial : surfer sur la fulgurance créative.

 

A vous : Avez-vous expérimenté la fulgurance ? Si oui, comment s’est-elle manifestée ? Que tirez-vous de cet article ? Qu’avez-vous envie d’expérimenter ? Dites-le moi dans les commentaires 😉

Liberté, Créativité, Fraternité : comment trouver ma place dans un monde qui va mal ?

Mon flux d’actualité Facebook m’envoie des informations que parfois, je ne veux pas voir :

Jeunes noirs tués à bout portant par policiers aux États-Unis ; attaques racistes répertoriées un peu partout en Angleterre suite au Brexit ; revendication que les médias choisissent de couvrir certaines atrocités plus que d’autres (et ce pays, et ces personnes, on en parle pas ?), et plus récemment, attaque terroriste à Nice, dans le sud de notre chère et belle France.

Alors même que les initiatives positives fleurissent, c’est à croire que le monde part complètement en freestyle. Comme s’il voulait s’élever, s’envoler, et qu’un boulet le retenait par la cheville. Je m’élève, je m’élève, et bam ! Une tragédie arrive pour me ramener à une dure, froide, triste et dangereuse réalité.

Je peux mourir. Et toutes les personnes autour de moi le peuvent aussi.

J’étais à l’abris, je ne suis plus à l’abris.

J’avais peur de quitter mon job. Maintenant j’ai peur pour ma vie.

Que se passe-t-t-il ?

***

Des amies plus spirituelles que moi prédisent un changement profond dans le monde. Je pense qu’on le ressent tous un peu, à notre échelle. Un ancien monde laisse la place à un nouveau, mais non sans douleur. Avec toutes ces violences et tragédies, on purge les maux de la précédente civilisation pour laisser la place à une nouvelle.

C’est un accouchement, et il se passe bel et bien dans la douleur.

Il y a quelques années, j’avais lu un article sur l’importance de la douleur. Une petite fille souffrait d’une maladie très rare qui l’empêchait de ressentir la douleur. Génial, vous vous dites ? Un pas vers l’immortalité ?

Au contraire, pas génial du tout. Cette petite n’avait pas mal, et du coup… se heurtait constamment. Elle se cognait, et souffrait de nombreux hématomes. Et surtout, elle se mettait les doigts dans les yeux. Elle les frottait sans réaliser qu’elle endommageait sa cornée. Au bout de quelques années, à 4 ans, la petite fille est devenue cliniquement aveugle. Ne pas sentir la douleur l’a empêché de voir.

Est-ce la douleur du monde qui nous pousse à réagir ?

Ou est-ce parce que nous souhaitons nous élever que nous sommes retenus à coup d’armes à feu ?

 

Dans tous les cas, c’est parce qu’il y a douleur qu’on veut soigner. C’est parce qu’il y a douleur qu’on va chercher les ressources là où elles sont pour s’adapter, grandir, et survivre.

C’est un peu chiant, on aurait préféré que tout cela se passe en douceur. Eh bien non. Nous allons devoir remonter les manches et suer, pour le créer, ce nouveau monde.

***

Il y a quelques jours, notre pays s’est fait attaquer. Encore.

On murmure que maintenant, on va devoir s’habituer. Nous ne sommes plus aussi protégés que nous le pensions. Et c’est là qu’une chose que l’on avait un peu ignoré jusque là en France prend tout son sens : personne à part nous-mêmes ne peut nous sauver.

Je parle peu de politique sur le blog, et on m’avait demandé : Lyvia, es-tu d’accord avec la Loi travail ? Cyniquement, j’ai répondu : ils sont juste un pas à côté de la plaque. Ceux qui l’ont écrite et ceux qui résistent. Ils s’accrochent à un monde qui n’existe plus. On pourrait argumenter dessus, mais… je n’ai pas vraiment envie.

Voici ce que je crois : les grandes entreprises et le gouvernement ne peuvent plus nous aider, parce qu’eux aussi galèrent. Tant qu’ils n’auront pas, fait leur passage vers le nouveau monde, on va devoir compter sur nous. Aujourd’hui, c’est dans l’initiative personnelle que se trouve la clé.

La seule personne qui pourra aider chacun d’entre nous, c’est nous-même.

***

Je le dis et le répète et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui. Il revient à chacun d’entre nous d’utiliser nos ressources personnelles, et de prendre nos responsabilités.

Nous avons été choyés, protégés, tenus par la main. C’est terminé.

On lutte contre la fin de notre civilisation. Ce n’est pas de la gnognotte.

On est dans un monde où Marine Le Pen est soutenue par des dizaines de milliers pour être présidente de la république française, alors même que l’Afrique de l’Ouest est l’un de nos viviers de talents. Où Donald Trump a des chances de devenir président des États-Unis alors même que toutes les ‘jesaispascombien‘ secondes, un américain meurt sous le coup d’une arme à feu. Où le Royaume Uni a quitté l’Europe et où Boris Johnson est ministre des affaires étrangères, alors qu’on considérait les Anglais comme l’un des peuples les plus accueillants.

Le monde part en couilles, et celui qui ne s’en rend pas compte s’accroche désespérément à un fil qui s’effiloche.

Le monde part en couilles, mais ça ne veut pas dire que nous, on doit partir en couilles.

Le monde part en couilles, mais ça ne veut pas dire que nous, on doit partir en couilles. Click To Tweet

Le monde est composé de chacun d’entre nous. La vie est composée de chacune de nos journées, et de comment on choisit de la vivre. Notre expérience sur Terre est composée de chacun de nos actes, de chacune de nos paroles, de chacun de nos choix.

Sur les 7 milliards d’habitants sur Terre, nous citoyens de pays favorisés, et citoyens français en particulier, sommes bien placés pour changer les choses.

On a ce pouvoir là. On a cette responsabilité là.

On va tous crever, c’est la seule certitude, mais en attendant, on peut contribuer, du mieux que l’on peut.

On va tous crever, c'est la seule certitude, mais en attendant, on peut contribuer. Click To Tweet

 

Liberté

Nous vivons dans un pays libre, probablement l’un des plus libres au monde, quoi qu’on en pense et quoi qu’on en dise. Je suis une femme noire, et je n’ai absolument jamais eu peur pour ma vie en France. De nombreuses femmes noires (ou femmes tout court, ou noirs tout court) ailleurs dans le monde ne sauraient dire la même chose.

Nous avons le choix de comment occuper nos journées, nos soirées, nos week-ends. Même pour les plus démunis d’entre nous, les mères célibataires de familles nombreuses, les travailleurs précaires et les jeunes qui se cherchent, on peut. On peut s’exprimer, lancer des choses, se rassembler, s’associer, communiquer.

On peut, tellement plus que les personnes qui ont aujourd’hui des fers aux poignets, physiques ou métaphoriques.

On a le soutien social, le droit à la manifestation. On a internet, on a le droit de s’exprimer. Personne ne se penche sur nos claviers pour censurer ce que l’on fait.

Chacun d’entre nous à la liberté de choisir. Et donc la liberté d’agir.

 

Créativité

Faire quelque chose, mais quoi ? Eh bien si chacun d’entre nous a la liberté, chacun d’entre nous a aussi la créativité qui va avec. Elle est plus ou moins exprimée en fonction de nos expériences passées, mais elle est bel et bien là.

Si l’être humain a une faculté ultra-spéciale, c’est celle-là : créer en adaptation avec son environnement.

Il y a quelques semaines, j’ai vu une exposition  de deux artistes libanais, notamment évoquant les guerres civiles au Liban. Une vidéo tournait et un groupe d’anciens détenus expliquait comment ils avaient survécu dans une cellule de 1.5m sur 2.5, à 5.

Je me rappelle être assise sur le banc, en face de l’écran, à me dire que c’était à peine la taille de mon lit. Et pour eux, cela représentait le lieu de vie de 5 êtres humains. Il était impossible pour eux de dormir sur le dos. Ils devaient dormir sur le côté, et décider ensemble de quand se retourner.

Pour garder l’esprit sain, ils discutaient. Pour ne pas oublier aussi. Eh puis il n’y a plus eu beaucoup à raconter, à force ils avaient tout dit de leur famille, de leur vie d’avant. Alors ils inventaient : des histoires, des vies, des rêves.

Aucun objet n’était autorisé dans la cellule. Et celui qui leur manquait le plus n’était pas un objet que j’aurais deviné : c’était une aiguille pour repriser leurs vêtements. Ils en ont créé plusieurs versions, en utilisant une dente de peigne par exemple.

Ici, je parle, émue, de personnes à qui on avait absolument tout enlevé. Tout. Et qui pourtant ont survécu, en créant.

***

A vous, qui me lisez, j’espère qu’on ne vous a pas encore tout enlevé. Et que votre préoccupation aujourd’hui n’est pas la survie. J’espère que vous avez ce luxe, de ne pas penser à votre survie.

Et si vous l’avez, vous êtes incombé d’un poids différent : la responsabilité d’aider et de donner un coup de main à votre prochain.

Vous pouvez choisir de prendre cette responsabilité, ou pas. Pas de jugement ici. Mais notez bien que…

Vous avez les ressources pour la prendre et la mener, ne serait-ce qu’à l’intérieur de vous.

Vous pouvez décider aujourd’hui de comment vous choisissez de rendre le monde meilleur.

Vous pouvez créer un monde meilleur, en commençant par ce qui se passe autour de vous.

Soyez agréable avec les commerçants de votre quartier. Freinez les préjugés quand ils arrivent dans votre esprit. Aimez votre famille, votre partenaire de vie, vos enfants. Comprenez vos collègues.

Et vous aurez déjà fait beaucoup.

Si vous voulez aller plus loin, le meilleur moyen d’être au service du monde, c’est de lui prêter vos talents. Vous croyez que c’est égoïste, de faire des choses qui vous font plaisir, qui vous rendent heureux et qui vous satisfont parce que vous y arrivez bien ? Vous vous trompez.

La chose égoïste à faire, c’est de bloquer sa créativité (par peur, croyance, crainte) et de priver le monde de nos talents.

Ce qui est égoïste, c'est de priver le monde de vos talents. Click To Tweet

Ces talents peuvent s’exprimer par la création d’une activité qui vous ressemble, mais aussi par l’art, par l’éducation de vos enfants. Par des actes d’amour, de générosité et de positivité.

J’espère qu’on ne parlera bientôt plus de ‘travailler’ dans ce monde, mais de créer et de contribuer.

Nous avons besoin de créateurs et de contributeurs.

 

Fraternité

Il serait peut-être rassurant de se dire que nos actes n’impactent que nous. Et que nos non-actes n’ont aucun impact du tout. C’est faux.

Tout ce que vous faites a un impact : sur vous, sur vos proches, sur vos collègues, et par ricochet sur le reste du monde.

Tout ce que vous êtes a un impact : grincheux ou heureux, humble ou arrogant –> sur vos proches, vos collègues, leurs proches, et par ricochet sur le reste du monde.

Tout ce que vous ne faites pas a un impact. Je sais que cela vous arrangerait, de vous dire que vos rêves étouffés et talents ignorés n’ont pas de conséquence autre que de laisser une langueur dans votre coeur. Mais c’est faux. L’impact est là, et il est négatif. Il n’est pas neutre.  Chaque fois que vous refusez de vivre de la façon dont vous vous sentez appelés, une petite partie du monde meurt. Vous desservez le monde.

Tout ce que vous n’êtes pas a un impact. Si vous choisissez aujourd’hui de ne pas être le mentor que vous voulez être, le parent que vous voulez être, l’écrivain que vous voulez être, le voisin que vous voulez être : une autre petite partie du monde meurt. L’impact n’est pas neutre, il est négatif.

L'impact de ne rien faire n'est pas neutre, il est négatif. Click To Tweet

Choisissez avec soin ce que vous voulez faire et faites-le.

Choisissez avec soin qui vous voulez être, et soyez-le.

Le monde a besoin de vous, désespérément.

Aucune action n’est trop petite.

J’ai lu cette phrase de Cristiano Ronaldo (oui bon, je me suis un peu intéressée à l’Euro cette fois).

Je ne changerai pas le monde, et vous ne changerez pas le monde. Mais on peut aider, on peut tous aider. – Cristiano Ronaldo

 

Liberté : vous l’avez.

Créativité : vous l’avez et vous pouvez la débloquer.

Fraternité : nous l’avons si nous le choisissons.

Et on peut aider, chacun à notre échelle, alors aidons.

 

Créativité bloquée ? Pas d’idée de quoi faire ? Eh bien, JE peux aider.

La créativité est au coeur de tout. C’est elle qui vous guide dans ce que vous pouvez manifester dans le monde. C’est aussi celle qui vous permet de passer à l’action. Mais soyons honnêtes : parfois on a du mal à définir ce que l’on veut créer, et à le faire.

On ne nous a pas appris à écouter nos envies et à découvrir nos talents. On ne nous a pas appris à débloquer notre créativité, et à agir au delà de la peur.

Alors je partage avec vous les ressources suivantes :

  • Je vous invite à lire mon article précédent – Que faire de ma vie ?
  • A vous inscrire à ma série de webinaires gratuits dont le dernier a lieu demain (et vous aurez accès aux retransmissions des précédents)
  • Et à découvrir mon programme d’accompagnement pour trouver une idée d’activité qui vous ressemble, ‘Des idées à tout casser’. Les inscriptions ferment vendredi, et je ne compte pas le relancer. Si c’est le programme pour vous, c’est le moment.

Beaucoup d’amour dans votre direction, celle de vos proches, et celle de votre famille <3

 

Que faire de ma vie ? – Ou comment trouver une idée d’activité qui me ressemble

Si tu lis cet article, voici peut-être où tu en es :

Tu en as un peu marre de ton boulot. Ça ne va pas trop mal, mais ce n’est pas la joie non plus. Il y a une petite voix au fond de toi qui te dit que la vie, c’est probablement un peu plus que ça et que tu es destiné à autre chose que d’aller bosser, t’ennuyer un peu, être frustré-e, rentrer à la maison, et recommencer le lendemain. Mais il y a plein d’autres petites voix, plus fortes, probablement qui te disent : “c’est un caprice” ou “tu devrais t’estimer heureux-se d’avoir un travail” ou “pense à tous les autres au chômage”.

Devrais-tu t’estimer heureux-se d’avoir un travail ?
Probablement, oui.

Devrais-tu y rester même si ça ne te plait pas ?
Probablement pas.

Voici ce que je crois :
Je crois que chacun d’entre nous a un ensemble de talents, de dons, d’habilités très spécifiques, agencés d’une manière particulière, qui nous rend uniques.
Je crois qu’on ne les a pas par hasard. Que s’ils nous ont été donnés : par l’Univers, Dieu, les Elfes magiques ou les chromosomes XY – c’est pour accomplir quelque chose dans le monde des humains.
Je crois à cette harmonie du monde. Cet équilibre qui fait que le hasard n’existe là, et que si tu es là, c’est pour une raison. Je crois que le monde a besoin de chacun d’entre nous et de nos talents.

Ensuite, je crois qu’exprimer ces talents est la façon la plus rapide, simple et efficace de t’assurer une vie heureuse.

Exprimer nos talents est la façon la plus rapide, simple et efficace de nous assurer une vie… Click To Tweet

Je ne pense pas qu’on puisse être entièrement épanouis si nos talents ne sont pas exprimés. Je ne vois pas comment ça peut marcher, car on ne fait pas ce qu’on est ‘censé’ faire.

Souvent, dans la plupart des cas, on cherche à exprimer ces talents par le travail.
C’est un peu logique – on y passe une grande partie de notre journée.

C’est ce qui, souvent, définit notre valeur aux yeux de la société, et c’est ce qui nous donne le revenu qui nous permet de vivre. Ce serait carrément plus pratique si ce qu’on faisait pour gagner sa vie était aussi le meilleur moyen d’exprimer nos talents, pas vrai ?

MAIS – cela ne se limite pas au travail. Et c’est là que les choses se complexifient. Car il y a l’importance d’exprimer ses talents, mais il faut aussi mettre dans la balance ce qui est important pour nous à un instant T – nos besoins, nos envies, nos valeurs personnelles.

Par exemple, tu seras peut-être profondément épanoui en faisant un boulot alimentaire qui ne te prend pas la tête, mais qui te laisse le temps de t’occuper de tes enfants (parce que tu kiffes être maman/papa) ou qui te laisse faire du surf quand tu veux (parce que tu adores les vagues).

L’essentiel est donc : comprendre ce que tu veux, et ce qui est important pour toi.
Tu te rappelles : réussir, c’est savoir ce que tu veux – et le faire.

Et savoir ce que tu veux, tu es le/la mieux placée pour savoir que ce n’est pas chose facile.

 

Avec mes clients, on traverse 6 étapes dans la recherche de leur idée d’activité – et je veux t’en donner un aperçu aujourd’hui, avec des premiers exercices pour commencer.

Ces étapes sont les suivantes.

  • Comprendre ce que tu veux : – tes besoins, tes valeurs, ce qui est important pour toi
  • Identifier tes talents : savoir à quoi tu es bon, tes super pouvoirs
  • Libérer ta créativité : pour laisser venir ou révéler des idées de ce que tu vas faire ensuite ;
  • Faire taire les peurs : car elles bloquent la créativité ;
  • Faire le tri parmi toutes tes idées : par le filtre de ce qui est important pour toi (c’est une étape cruciale) ;
  • Comprendre comment cette idée peut apporter de la valeur aux autres, et donc te rapporter de l’argent.

L’objectif pour moi n’est pas de t’aider à trouver ta voie – ou ta vocation (même si cela t’avancera énormément sur ce chemin). Pourquoi je ne fais pas ce travail ? Parce qu’à ce stade, mon job est de te donner une porte d’entrée dans un monde différent du boulot qui t’ennuie !

Ainsi, je me concentre sur trouver ta prochaine étape et libérer ta créativité de façon à ce que tu puisses pivoter quand tu en as besoin, avec pour socle la connaissance de soi.

Dans cet article, je te fais un résumé des 6 étapes. Et cette semaine, je prévois 3 formations gratuites pour t’aider à approfondir. Chouette programme, non ? Tu es prêt-e ?

C’est parti !

Étape 1 – Qu’est-ce que je veux ?

Tu sais forcément ce que tu veux. En général, quand quelqu’un me dit : “je ne sais pas ce que je veux,” ce qu’elle me dit c’est “je sais ce que je veux, mais j’ai peur de le dire à haute voix”.

Tu sais forcément ce que tu veux, mais un tas de choses peuvent se passer dans ta tête qui t’empêchent de le formuler.

Par exemple, tu peux croire que ce n’est pas possible, alors tu n’oses même pas l’envisager. Tu peux te dire que cela aura des conséquences négatives sur autre chose – ta famille par exemple. Ou tu peux te dire que ce n’est pas pour toi, mais pour les autres.

Alors voici ce que je te demande : avec honnêteté.

1 – De quoi tu as besoin dans ta vie, pour être heureux-se. Quelles sont les choses sans lesquelles tu ne te sens pas bien ?
→ Par exemple, j’ai besoin de beaucoup de temps pour moi, de verdure autour de moi, de pouvoir avancer à mon rythme. J’ai besoin d’écrire et de passer du temps en famille. Sans ça, je ne suis pas bien. Ne fais rien avec ça pour l’instant. Écris-le juste.

2 – Ensuite : De quoi as tu envie ? – C’est à dire que cela te ferait plaisir de l’avoir, même si sans tu ne te sens pas particulièrement mal. Une envie est aussi une chose pour laquelle tu ‘vois’ comment tu peux y arriver. Cela peut être matériel ou non.
→ Par exemple, j’ai très envie de faire une croisière dans la Caraibe avec ma maman :-) Je ne mourrai pas si je ne le fais pas, mais ça me fait envie.

3 – Et pour finir : Quels sont tes rêves ? les rêves sont des envies qui te prennent aux tripes ET qui te paraissent un brin inaccessibles.
→ Par exemple, je rêve de savoir jouer du piano et d’aller en Antarctique. Je rêve aussi d’apparaître sur la liste des Best Sellers du NY Times !

En faisant ce premier exercice, tu commenceras à y voir clair sur ce dont tu as envie. Fais le sans penser à si c’est possible ou pas. Dis-toi que c’est pour le plaisir.

Pourquoi il est important de savoir ce que tu veux et ce dont tu as besoin : parce que sinon tu te perds ! Il y a de nombreuses directions possibles, et le plus important c’est de connaître celle qui te convient, à toi !

 

Étape 2 – Quels sont mes talents ?

Quand tu es un peu plus clair-e sur ce que tu veux, demande-toi ce qui te rend unique, ou spécial-e. Qu’est-ce qui fait que tu es vraiment super formidable ?

Voici des questions pour t’aider :

  • Qu’est-ce que tu fais avec plaisir ET aisance, tellement que tu ne vois pas le temps passer ?
  • Qu’est-ce qui te rend vraiment heureux quand tu le fais ?
  • Pour quoi es-tu souvent complimenté-e, alors que tu trouves ça ‘normal’ ou facile ?

Un talent : c’est une habilité unique qu’on a souvent depuis toujours – tellement qu’on ne la reconnaît plus ! C’est une chose qu’on fait souvent avec facilité et avec plaisir.

Un autre exercice est de demander autour de toi, aux personnes qui te connaissent :

  • Pourquoi tu m’admires ?
  • Sur quels sujets viendrais-tu me demander de l’aide ?

Demande à des personnes qui te connaissent bien, et qui sont capables de te donner une réponse franche et bienveillante.

Le travail sur les talents est un travail profond, il faut creuser beaucoup et au fur et à mesure du temps, tu en trouveras de nouveaux, ou tu pourras exprimer ton abilité unique de manière précise.

Pour te donner une idée, j’ai su que mon talent principal était de m’exprimer à l’écrit et à l’oral avec aisance. Tu me mets devant un clavier et j’écris : facile et kiffant. Tu me mets devant 300 personnes et je parle : facile et kiffant.

En creusant un peu, j’ai compris que le talent unique qui combinait cela, c’était la capacité de capter l’inspiration et de la retranscrire à l’écrit et à l’oral de manière convaincante. D’autres personnes savent peut-être faire ça, mais pas de la même façon que moi.

Avant qu’on me le dise, je ne savais pas que je savais écrire. Et avant de monter sur scène, je ne savais pas que je pourrais parler devant de nombreuses personnes. Vois-le comme un exercice d’exploration.

Pourquoi il est important d’identifier tes talents : parce que comme je le disais plus haut, c’est en identifiant tes talents et ce que tu fais avec plaisir ET facilité que tu mettras toutes les chances de ton côté pour trouver une idée qui te correspond et que tu pourras tenir sur la durée.

Envie d’aller plus loin et découvrir tes talents ?
 Cette semaine, j’organise une formation gratuite en ligne sur le thème : Trouver une idée d’activité qui a du sens et qui rapporte. Nous couvrirons ces deux parties en direct ce mercredi 13 juillet à 12h30. Clique ici pour + d’infos !

Je m’inscris à la formation gratuite

Étape 3 – Libérer ta créativité

Les premières étapes citées plus haut te donneront de la clarté sur ce que tu veux, et la direction vers laquelle tu souhaites aller. C’est un peu comme ton guide, ta boussole. C’est un travail sur lequel tu peux revenir régulièrement, pour affiner ta direction.

Ensuite, il s’agit de t’ouvrir à la créativité et avec cette nouvelle connaissance de toi, te confronter au monde.  Tu peux en lire plus sur mon approche de la créativité ici – d’où vient l’inspiration. Mais voici un résumé de comment je vois les choses.

La première étape pour libérer ta créativité, est de t’alimenter. Le processus créatif n’est pas linéaire, il est, d’après moi, complètement magique. Il s’agit d’idées qui se connectent les unes aux autres, de tes expériences passées qui se connectent à tes expériences présentes, des phrases que tu as entendues qui ricochent avec des peintures que tu as vues.

Cela crée un mic mac dans l’air qui t’arrive sous forme d’idées. Ces idées peuvent être des phrases, des images, des mots. C’est un processus que l’on ne contrôle pas – et quand on parle de libérer ta créativité, il s’agit de laisser ce processus faire son travail en se mettant le moins possible en travers. Voici une première chose que tu peux faire pour avoir de nouvelles idées : t’alimenter en inspiration !

–> Rencontre de nouvelles personnes ;

–> Lis des romans ;

–> Balade-toi ;

–> Va à des expos ;

–> Regarde des séries.

      Et fais tout ça en gardant l’esprit ouvert à ce qui peut se passer. L’une des qualités principales d’un artiste est de faire attention : alors fais attention – à ton environnement, aux autres, ainsi qu’à tes propres réactions. Et alors que tu regardes, pose-toi deux questions :

– Qu’est-ce qui me frustre et que j’aimerais réparer ?

– Qu’est-ce qui me plait et que j’aimerais partager ?

Qu'est-ce qui me frustre et que j'aimerais réparer ? Qu'est-ce qui me plait et que j'aimerais… Click To Tweet

Te poser ces deux questions est le meilleur moyen de trouver des idées qui peuvent améliorer le monde autour de toi. Garde avec toi un carnet et note les idées qui te viennent. Ces idées peuvent être de projets, de nouvelles activités, ou rien à voir.

Mais note seulement ! N’essaie pas de rationaliser et commenter. Laisse venir, et laisse les possibilités se former.

Pourquoi il est important de libérer ta créativité : parce que crois moi, tu sais ce que tu veux et tu en as, des idées. Tout le monde en a, elles viennent à tout le monde. Mais tu dois faire attention pour les capter et les garder. C’est très facile de traverser la vie comme un zombie qui n’observe rien, crois-moi.

 

Étape 4 – Fais taire tes peurs

Tu sais ce qui bloque le plus ta créativité ? La peur ! Voici les peurs que j’observe le plus souvent quand il s’agit de se lancer dans un nouveau projet :

  • Peur de l’échec – que ça ne fonctionne pas ;
  • Peur de la réussite – que ça fonctionne et que tu ne te reconnaisses plus toi-même ;
  • Peur de manquer d’argent, de l’insécurité ;
  • Peur que l’on soit mal vu, mal perçu.

 

      Je t’en ai déjà parlé – ces peurs sont naturelles. Elles te protègent – par exemple de la déception, de la tristesse. Mais si tu laisses ces peurs te guider – tu ne feras absolument rien !! A chaque nouvelle idée que tu auras, une peur pointra sûrement le bout de son nez. C’est son job. Dans ces cas là, voici un petit exercice :

  • Demande-toi ce qui peut arriver de pire !
  • Demande-toi si ce que tu imagines est probable, et ce que tu peux faire pour que ça n’arrive pas.

Ensuite,

  • Demande-toi ce qui peut arriver de mieux ;
  • Imagine toi sans peur : tu fais quoi ? comment tu te sens ? –> note le, dessine-le et visualise-le.

 

      La peur est là pour te donner une information : attention, danger. Mais tu n’as pas à l’écouter quand elle te dit d’arrêter. Tu peux choisir de braver le danger !

Pourquoi il est important de ne pas laisser la peur mener la barque : la peur n’est pas là pour encourager ta créativité, au contraire. Or tu as besoin de ta créativité…. pour créer.

Envie d’aller plus loin et dépasser tes peurs ?
Cette semaine, j’organise une formation gratuite en ligne sur le thème : Trouver une idée d’activité qui a du sens et qui rapporte. Nous couvrirons ces deux parties en direct ce Vendredi 15 juillet à 12h30. Clique ici pour t’inscrire !

Je m’inscris à la formation gratuite

Étape 5 – Faire le tri parmi tes idées !

Faire attention à ton environnement et travailler sur tes peurs a normalement libéré un peu plus ta créativité. Et à ce stade, peut-être que ton carnet regorge d’idées.
La partie difficile c’est de les trier !

J’ai une méthode de tri en trois étapes, très détaillée, avec de nombreuses questions.

Mais voici, dans les grandes lignes, comment ça fonctionne. Il y a trois questions principales auxquelles tu dois répondre pour t’assurer que ton idée peut faire l’affaire – avoir du sens pour toi, et te rapporter :

  • Est-ce que tu kiffes ton idée ? – par exemple : est-ce que tu pourrais en parler des heures ? Ou est-ce qu’elle t’ennuie toi-même. Là il s’agit d’écouter ton ressenti.
  • Est-ce que cette idée apporte de la valeur aux autres ? Améliore la vie de certaines personnes ? – c’est la raison sine qua none pour qu’elle rapporte de l’argent !
  • Est-ce qu’elle te fait sortir de ta zone de confort ? Si ce n’est pas le cas, tu t’ennuiras. Si c’est le cas, tu apprendras.

Pourquoi trier tes idées selon ces questions ? Parce que même si on ne peut pas tout faire, c’est important de faire ce que l’on a profondément envie de faire. Plus tu tries, plus tu vas à l’essentiel, plus tu vas à l’essentiel, plus tu es efficace quand tu fais ce qui compte pour toi !

Étape 6 – Monétiser et tester

Pour qu’une idée rapporte de l’argent, la formule est simple.

Il faut qu’elle apporte de la valeur à d’autres être humains, qui te donneront de la valeur – de l’argent – en retour.

Bien sûr, pour ça il faut que tu affines ton idée, et que tu en parles ! (j’ai dit simple, pas facile). Il faut aussi assainir ton rapport à l’argent (une chose sur laquelle je travaille avec mes clients).

Comment savoir si ton idée peut apporter de la valeur aux autres ?

La vérité c’est que même si tu ‘crois’ qu’elle peut apporter de la valeur, c’est ta perception à toi. Ainsi je préconise que tu testes ton idée très rapidement !

Pour tester la valeur que ton idée apporte, voici ce que tu peux faire :

  • Fais un sondage en demandant aux personnes dans la situation que tu cibles de quoi elles ont besoin. Regarde si ton idée répond à ça, sinon, pivote.
  • Crée une version minimale de ton idée, que tu peux déjà partager. Prends le retour des personnes, adapte.
  • Vends avant de créer (c’est ce que je fais à chaque fois). Le fait que les personnes engagent de l’argent te prouve que c’est intéressant. Mais attention, à ne faire que si tu sais que tu peux livrer le travail derrière.

Pourquoi tester ? Pour gagner du temps ! C’est très facile de créer en isolation. Mais c’est aussi très risqué. Une fois ton projet sorti, c’est possible qu’il ne plaise pas, et qu’il ne rapporte pas ?

Envie d’aller plus loin, faire le tri de tes idées et commencer à monétiser ?
Cette semaine, j’organise une formation gratuite en ligne sur le thème : Trouver une idée d’activité qui a du sens et qui rapporte. Nous couvrirons ces deux parties en direct mardi 18 juillet à 12h30. Clique ici pour t’inscrire !

Je m’inscris à la formation gratuite

 

Mais Lyvia, pourquoi tu nous dit tout ça ? Avec en plus des formations gratuites ? Ne nous dévoiles-tu pas le contenu ton programme, “Des idées à tout casser” ?

Oui, bien vu !

Ce que je viens de partager avec toi est la trame de mon programme, ‘Des idées à tout casser’. Il s’agit d’un programme de 12 semaines, en groupe, et nous passons entre 2 et 3 semaines à creuser chacune de ces étapes – et autant te dire qu’il y a bien bien bien plus à dire que ce que je t’ai révélé ici. Chercher une idée est un travail de créativité, de déblocage qui se fait en profondeur. On passe par la connaissance de soi, à la gestion des peurs, pour passer par le rapport à l’argent.

Comme avec beaucoup de choses, en ce qui me concerne, tout se passe à l’intérieur.

Pourquoi cet article ?

  • Parce que je lance Des idées à tout casser pour la dernière fois sous sa forme actuelle – soit il va changer, soit il va disparaitre, je ne sais pas encore – et que veux que les personnes qui cherchent  ‘que faire de ma vie’ sur internet, je voulais créer une ressource simple avec des étapes concrètes à suivre ;
  • Parce que Des idées à tout casser ouvre ses portes mercredi, et je veux que, si c’est le programme pour toi, tu te joignes à nous. En te donnant un aperçu de ce que l’on fait – disons, 0.1% de ce que l’on fait, j’espère te décider à venir, si c’est qu’il te faut.

En attendant, inscris-toi gratuitement à la série des 3 webinaires. Tu seras parmi les premiers au courant de l’ouverture. Je pense limiter le nombre de personnes pour cette session, on verra en fonction du nombre, alors si c’est le moment pour toi, prépare un moment pour éplucher la page de vente !

A toi : à quelle étape en es-tu ? Quelles sont les questions que tu te poses le plus en ce moment ? Dis le moi dans les commentaires !

Comment je suis devenue snob – Une vie sans lundi #121

Je suis carrément snob, en fait. 

Je dis non à presque tout.

Je vois très peu de personnes pour ‘prendre un café’.

J’accepte rarement les demandes d’amis sur FB (mais vous pouvez suivre mon profil public !).

Très peu de personnes ont mon numéro de téléphone.

Il m’arrive de changer d’avis après avoir dit oui (de + en + rare, étant donné le deuxième point).

Je ne réponds pas souvent aux emails.

Bref, je suis snob de chez snob.

Et pourtant, chaque mois, plus de 12 000 personnes visitent mon site et me lisent, près de 2500 personnes échangent sur mon groupe Facebook. J’accompagne des dizaines de clients à la fois sur leur état d’esprit. Je fais des Facebook Live dès que je peux dans le parc à côté de chez moi, et je suis considérée comme l’une des personnes les plus marrantes et sympas d’internet 😀 (Jrigooooole – mais tu sais que j’ai raison ah!).

Tu l’as compris. Je suis carrément snob sur beaucoup de choses. Mais c’est ce qui me permet d’être accessible sur tellement d’autres !

 

Comment je suis devenue snob

Mercredi dernier, je l’ai eu, le choc, la réalisation, la phrase qui vient comme ça sans prévenir :

« Mais Lyvia, tu es une p* de snob, en fait ! »

Qoooââ ? Moi ? Mais non ! Je suis vraiment trop sympa !

Je venais d’annuler mon intervention à un événement, alors qu’on comptait sur moi. Je me suis sentie mal de le faire, mais c’était nécessaire – honnêtement si j’y pense, la raison principale c’est que j’étais crevée.

Il y a 3 ans, je n’aurais jamais fait ça ! J’aurais casé tout ce que j’avais à préparer pour l’événement dans mon planning ultra chargé, je me serai trainée la bas, avec toute la fatigue et tout le ressentiment que je pouvais ramasser. Je l’aurais fait – peut-être pas de la manière la plus excellente, mais je l’aurais fait bien quand même, et il est fort probable que j’en finisse encore plus épuisée et probablement malade.

Aujourd’hui, c’est différent.

Avec la croissance de jemecasse et sa communauté grandissante, je suis de plus en plus sollicitée. C’est pas que je me la pète (si un peu quand même), mais c’est inévitable avec une présence en ligne.

Dans ces cas-là, l’impulsion première est de dire oui à tout. Et c’est ce que j’ai fait : “on ne sait jamais, cela peut être une super opportunité.”

Alors j’ai dit oui à toutes les interviews. J’ai répondu à tous les emails. J’ai participé à tous les événements. J’ai rencontré toutes les personnes qui voulaient ‘discuter autour d’un café pour s’inspirer de mon parcours’ alors que concrètement, les conseils que je donnais devraient être payants. J’ai dit « oui, oui, ok ! »

Jusqu’à ce que je me réveille un matin, en étant épuisée, débordée, en colère même et en réalisant que dans ma journée, je ne faisais plus rien de ce qui était important pour moi en dehors de JMC. Pas de sport, pas d’écriture hors blog, pas de regardage de série !!

Je ne saurais donner une date précise à quand c’est arrivé. Mais c’est arrivé.

Aujourd’hui :

Je dis non par défaut

C’est en me rendant compte que je faisais davantage pour ‘plaire aux autres’ ou ‘rendre service’, et moins ce qui me faisait plaisir, et qui au final, donnait le plus de valeur à ma communauté et à mes ‘gens’ que j’ai commencé à dire non par défaut (j’en avais parlé ici).

A chaque proposition, dans mon esprit, je dis ‘non’. Et il faut vraiment une bonne raison pour que ça se transforme en oui. Que j’ai envie de le faire, que ce soit en phase avec mes valeurs, que j’ai le temps, l’énergie.

Alors, souvent je dis non, et dans le meilleur des cas, je réponds “oui, mais pas tout de suite”. Je prends rarement un engagement à moins de 2/3 semaines d’horizon.

Je ne lis pas mes emails

Ensuite, j’ai réalisé que j’étais assaillie par les emails. Des mails super adorables, mais que je n’avais plus le temps de lire. Alors j’ai simplement arrêté de les lire.

J’ai clairement commencé à communiquer que je lisais peu mes mails, donc pas la peine de me contacter par ce biais, sauf dans certains cas. Et ils ont diminué.

J’ai pris une assistante (Corinne <3 – ou plutôt elle est arrivée dans ma vie comme une fleur des prés;-)) qui les trie, répond et me communique les plus importants.

Et je dirige tout le monde vers mon groupe Facebook, où là ils auront le retour de dizaines de personnes en plus du mien.

J’ai peu de rendez-vous

J’ai, entre temps, commencé à voir de moins en moins de personnes pour des ‘cafés’, ou des ‘discussions de networking’ ou ‘pour mieux se connaître’. Je le fais quand je le ‘sens’, quand j’ai une bonne énergie, que je ressens une connexion, ou qu’un peu s’apporter mutuellement.

Je ne prends pas plus d’un rendez-vous par jour, je ne me déplace que si c’est nécessaire, et j’ai toujours deux journées dans la semaine complètement libres (d’où l’attente de 2,3 semaines pour me parler).

Je n’accompagne absolument jamais gratuitement. Si je sens que quelqu’un veut me rencontrer pour ‘avoir mon avis sur….’ ou ‘profiter de ma bonne énergie’, je lui recommande de suivre mes webinaires, être sur mes groupes ou acheter mes programmes. Pour être honnête, c’est dans ce cadre qu’elle tirera la meilleure valeur de moi – en ayant donné de la valeur en retour.

 

C’est dur, c’est pas sympa, c’est cruel, même.

Mais c’est ce qui me permet de :

  • Servir le maximum de personnes via mon blog, mes webinaires, mon groupe ;
  • Consacrer du temps à l’écriture de ce même blog ;
  • Lancer de nouveaux projets et de nouvelles idées ;
  • Créer le contenu pour mes programmes et les proposer aux personnes qui en ont besoin (et qui ont payé !) ;
  • Faire ce que j’ai envie de faire de ma vie (qui n’est pas à 100% travailler sur JMC!).

 

Résultat des courses :

En disant non à certains, en faisant ma snob et ma fille pas sympa, je peux en aider des milliers d’autres ET vivre ma vie comme j’en ai envie (c’est pourquoi j’ai une activité après tout).

En disant non à certains, je peux aider des milliers d'autres ! Click To Tweet

 

“Oui, mais ça c’est pas valable quand on démarre Lyvia, on est ‘obligé’ de dire oui à tout”

C’est faux. Quand tu démarres, tu as potentiellement plus de place dans ton agenda. Mais ça ne veut pas dire que tu devrais le remplir de choses qui ne comptent pas profondément pour toi !

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, tu as ‘du temps’, qu’il doit être mis à disposition des besoins des autres. Concentre-toi sur ce qui est important pour toi. Les valeurs que tu veux transmettre via ton activité. La façon dont tu as envie de travailler.

Et habitue-toi à le faire dès le début. Crée tes propres règles du snobisme. Et tu verras, avec le temps tu t’habitueras à les appliquer.

 

Pourquoi il est indispensable d’être snob dans son business.

On a chacun 24 heures dans une journée.

Et ce qui nous rend heureux, c’est de mettre ces 24 heures à profit, du mieux que l’on peut. Et tu ne peux pas absolument tout faire, c’est pas possible (sorry). Au mieux, tu peux faire tout ce que toi, tu veux faire !

Alors pour maximiser ton bonheur, et celui de tes clients / fans : choisis ce qui est le plus important pour toi, fais le à fond, et dis aurevoir au reste.

 

Si tu ne fais pas ça, si tu ne poses pas tes limites, si tu ne dis pas : ‘ça oui, ça non, ça je n’en veux pas’, alors tu te perds.

  • Tu ne sais plus qui tu es.
  • Tu oublies POURQUOI tu fais ce que tu fais, et l’essence même de ce que tu veux apporter.
  • Tu commences à voir tes propres rêves et tes propres envies s’éloigner. Tu les repousses à demain, et encore à demain, et encore à demain.
  • Tu as des ressentiments et tu es aigri-e et tu commences à te mettre en colère !

(D’ailleurs, c’est bon signe si tu commences à mettre en colère, c’est que tu es en train de comprendre !)

Ce n’est pas pour être méchantes que les meilleures stars du cinéma ou de la musique sont super exigantes sur tout. Elles le sont parce qu’elles savent ce qui est au service de leur art, et ce qui ne l’est pas.

Et c’est leur art qui passe avant tout.

Finalement, être snob, c’est le moyen de mieux servir les autres, tout en prenant le mieux possible soin de soi.

Être snob, c’est le moyen de mieux servir les autres, tout en prenant soin de soi. Click To Tweet

 

Pourquoi il est très difficile d’être snob et de poser ses limites.

Alors, dit comme ça, ça a l’air facile, de juste se comporter comme la reine de Saba, et de ne faire que ce que l’on a envie de faire, et d’envoyer tout le reste balader.

Mais c’est tout le contraire. C’est un apprentissage très difficile. Dire non, et encore plus, dire non après avoir dit oui, qu’est-ce que cela entraine ?

  • De la culpabilité —> va-t-on me détester, suis-je une mauvaise personne ?
  • La peur de passer à côté de quelque chose —> Et si je me trompais, et si c’était une super opportunité ?
  • Le doute sur notre propre valeur —> si je ne suis pas capable de le faire, si je change d’avis, qu’est-ce que cela veut dire sur moi ?

Ensuite, affirmer que l’on ne veut pas ou peu utiliser tel ou tel moyen de communication, ou rencontrer telle ou telle personne, qu’est-ce que cela signifie ? C’est pareil, il y a des peurs qui se réveillent :

  • Et si je passe à côté d’opportunités ?
  • Et si je rends des personnes mécontentes ?
  • Et si ce n’est pas la ‘bonne chose’ à faire ?

C’est beaucoup plus facile de dire oui à tout et d’être super accessible, croyez-moi.

Toutes ces peurs, qui nous empêchent de poser nos limites, qui nous empêchent de nous affirmer et de dire : ‘non, tu ne feras pas avec moi ce que bon te semble’ – elles sont présentes et reviennent régulièrement.

C’est en travaillant sur :

  • Notre état d’esprit – et nos mécanismes de pensées ;
  • Nos valeurs, ce qui est important pour nous et l’importance que l’on a nous, dans cette activité ;
  • La forme que prend notre activité, et notre organisation quotidienne.

qu’on peut se donner les chances d’y arriver.

Et c’est ce que je vais enseigner dans mon nouveau programme : “Deviens un snob en 24 jours.”

Non je rigole, ce n’est pas ça mon nouveau programme.

Mon nouveau programme, c’est l’Académie des Possibles.

Il s’agit d’un programme sur 4 mois, axé sur l’état d’esprit de l’entrepreneur.

Dedans, nous travaillons sur :

  • Le fait de se sentir légitime ;
  • Le fait de s’aimer d’abord et de se faire passer en premier ;
  • Le fait de poser ses limites de façon à travailler mieux, plus efficacement, plus sereinement ;
  • Le fait de créer une organisation qui correspond à nos besoins et nos rythmes ;
  • Le fait de se rendre visible, de se mettre en avant, pour mieux vendre.

Pas besoin de vous sentir snob pour faire ce programme, mais en tout cas, à la fin, vous vous sentirez bien plus droit-e dans vos bottes, beaucoup plus à même de vous affirmer, de dire oui, ou non, selon ce qui est important pour vous, et de surtout, pouvoir proposer vos services de la meilleure façon et avec les meilleures valeurs qui soient.

Découvrez-le en cliquant ici !

 

PS : Cette semaine, je suis tombée sur cette vidéo de Lady Gaga, qui m’a beaucoup inspiré.

Dedans elle raconte comment au sommet de sa gloire, même après les Grammy’s, elle a frôlé une dépression et une perte de sens. Ce qui l’a sauvé, ça a été de dire non à tout ce qui ne lui plaisait plus.

Le « chemin tout tracé » existe-t’il vraiment ? – UVSL #120

Cher lecteur, aujourd’hui je sors complètement de ma zone de confort. Je partage avec toi un texte que j’ai écrit d’une traite, il y a quelques mois, en me laissant porter – Si j’avais rationnalisé, je ne l’aurais jamais écrit. Aujourd’hui, je te parle de ma famille, de ma vie avant jemecasse. Alors que je n’hésite pas à parler de mes états d’âmes et difficultés dans ma vie d’entrepreneure et dans ma ‘vie sans lundi’, je parle peu de ma famille, ou même de comment j’ai grandi. Pourtant, il y a quelques jours, je me suis sentie ‘appelée’ à partager ce texte avec toi.

On blâme beaucoup la société de nous faire suivre un « chemin tout tracé ». C’est moi-même une expression que j’emploie souvent.

C’est une manière facile de symboliser le fait que nous sommes nombreux à avoir choisi de nous laisser porter par le monde extérieur, et ce que l’on croit être ce qu’il attend de nous. Nous avons souvent fait cela plutôt que de prendre nos propres décisions.

Quand on dit : « c’est la faute du système », au fond on s’en veut de ne pas avoir affirmé plus tôt ce que l’on voulait vraiment.

Mon histoire est semblable à celle de nombreux d’entre vous. Et à la fois, elle est très différente.

Je parle beaucoup des similarités – car j’aime que l’on puisse s’identifier à mon expérience – mais je parle peu de la différence. Or c’est montrer que je suis aussi différente de vous que vous pouvez l’être du voisin qui me permet de prouver que ce que je partage peut s’appliquer à votre vie.

On est tous différents, et pourtant les événements nous affectent tous un peu de la même façon.

 

J’ai grandi dans une structure familiale bien éloignée de celle que l’on rencontre d’habitude.

Ma mère nous a élevés seule, mon frère, ma soeur et moi. Je suis l’aînée, avec sept ans d’écart avec ma jeune soeur. Jusque là, ce n’est pas si exceptionnel.

Mon père et ma mère ont été séparés quand j’avais 2 ans. J’ai longtemps cru que cette séparation m’avait beaucoup affectée. Aujourd’hui je sais que non. J’ai intégré, comme beaucoup de mes amis, le fait d’être ‘sans papa’ comme une réalité de plus de ma vie.

Ce que je me rappelle de ma maison, c’est le bruit. Ma mère travaillait beaucoup quand j’étais toute jeune. C’est moi qui m’occupais de mes frère et soeur. C’est aussi moi qui étais responsable de leur comportement et de la maison.

Ma mère était, et est jusqu’à aujourd’hui, en charge de mon oncle et de ma tante, qui sont tous les deux handicapés mentaux. Ma tante est aussi handicapée physiquement depuis peu – elle a peur de marcher. Je me rappelle comment s’est arrivé. Quand j’étais petite, elle marchait sans problème, mais peu à peu, elle avait peur d’aller trop loin, puis de mettre un pied devant l’autre. Elle est tombée une ou deux fois et au bout d’un moment n’a plus eu envie de se tenir debout. Depuis elle est en chaise roulante, et ses jambes sont trop faibles pour la tenir.

Une kinésithérapeute vient la voir régulièrement pour vérifier que tout va bien. Ma tante aime bavarder de sa chaise. Vous la trouverez souvent à la table de la salle à manger à trier de vieilles photos en répétant en son créole un peu cassé ce qu’elle a observé durant la journée.

Mon oncle, lui, il a la pêche ! Il passe la journée dans un centre spécialisé, et c’est une personne qui s’amuse bien. Il ne parle pas beaucoup – contrairement à sa soeur ! – mais il est plein d’amour.

Ma mère s’occupe vraiment bien d’eux. Elle les cajole, leur fait des câlins, leur fait des blagues. Elle les engueule un peu aussi. C’est comme ses grands enfants.

Sans elle, je ne sais pas du tout où ils en seraient, je n’aimerais pas l’imaginer.

Le jour où ma grand-mère est morte – j’avais huit ans – la responsabilité des deux est venue presqu’automatiquement à ma mère. Malgré sept frères et soeurs qui avaient les ressources et la stabilité qu’elle n’avait pas. Ce qu’elle avait, c’étaient l’amour et la force. Alors elle a accepté sans qu’on lui ait demandé. On a toujours des ressources que d’autres n’ont pas.

On a toujours des ressources que d’autres n’ont pas. Click To Tweet

Ma mère nous a répété qu’on devait vivre – parce qu’elle n’avait pas eu l’occasion de le faire comme elle l’avait souhaité. Elle aurait pu voyager, voir le monde, peut-être tomber amoureuse d’un capitaine de bâteau – mais avec trois enfants, et deux adultes à charge, on n’est pas toujours libre de ses mouvements.

D’aucuns diraient qu’elle s’est beaucoup sacrifiée. Mais je pense qu’elle a tout simplement choisi ses responsabilités. Je ne crois pas que ma mère aurait pu vivre avec elle-même si elle avait laissé la charge de son frère et de sa soeur à quelqu’un d’autre, même de la famille. Alor,s même si parfois je la sens triste et qu’il y a des choses qu’elle regrette, avoir choisi de rester s’occuper d’eux n’en fait pas partie.

Ainsi, ma mère ne nous a jamais bridés. Elle était plutôt sévère – surtout avec moi, mon frère et ma soeur s’en sont sortis avec bien moins de punitions. Ce n’était pas facile tous les jours, et Dieu sait que parfois on aurait aimé avoir une vie différente. Parfois elle parlait fort, et n’hésitait pas à nous remettre à notre place en public, quand nous faisions des caprices.

 

Cependant, jamais je n’ai entendu en grandissant : « tu rêves, tu ne peux pas faire ça, c’est impossible ».

Au contraire, encore aujourd’hui, à chaque fois que nous lui parlons d’une nouvelle aventure, elle nous enjoint de profiter de la vie. Elle nous rappelle qu’on est jeune, et qu’il faut vivre.

Je n’ai pas grandi dans une famille bourgeoise parisienne stricte, où les notes passaient avant tout, et où je n’avais pas droit à l’erreur. Je n’avais pas de grande soeur ou de grand frère dont je devais suivre les traces. Je n’avais PAS de chemin tout tracé.

Durant mon année de terminale, c’est à peine si je savais ce qu’était une grande école et qui était l’élite de la France.

Et pourtant, il était clair qu’il fallait « bien apprendre à l’école pour avoir un bon travail ». Ça, ma mère nous l’a beaucoup répété. Je n’avais simplement aucune idée de ce qu’était un BON
travail.

Il n’y a pas de mode d’emploi pour avoir un ‘bon’ travail ou une ‘belle’ vie.

Et c’est ça le piège. On croit qu’un tel guide existe, qu’en suivant ses règles et ses pistes, notre avenir sera assuré, sans qu’on coure le risque de se tromper. Or ce n’est pas le cas.
On croit que certains ont la réponse des choix à faire pour faire ‘bien’ et on tatonne en cherchant cette réponse autour de nous.

J’ai appris quelque chose : personne ne sait ce qu’il ‘faut’ faire. Tout le monde galère à créer sa propre vie.

Personne ne sait ce qu’il ‘faut’ faire. Tout le monde galère à créer sa propre vie. Click To Tweet

 

Ma scolarité s’est passée ainsi : en ignorant fermement tout ce que j’avais ‘envie’ de faire pour poursuivre la voie qui assurerait le mieux mes arrières !

Jusqu’à il y a quelques années, j’étais plutôt fière d’avoir suivi ce chemin-là. Il m’avait mené à un endroit dans lequel je n’aurais jamais rêvé avoir ma place. Un magnifique immeuble en verre au bord de la Tamise, dans le coeur de Londres, où les sièges étaient confortables et où le chocolat chaud coulait à flot.

J’étais très bonne élève. J’ai fait le parcours classique – j’ai choisi un Bac Scientifique alors que mon corps entier se tendait vers la filière littéraire.

En terminale j’ai découvert la philosophie, et j’étais fascinée par le métier de mon professeur : être payé à rester assis sur un bureau et à discuter de la vie, de l’humain, de pourquoi on agissait comme on le faisait. C’était fascinant et troublant. J’aimais me poser ces questions qui s’éloignaient du côté pratique des matières scientifiques. Après les maths et la physique, c’était là où j’avais mes meilleures notes.

J’avais toujours beaucoup lu. J’ai appris très tôt parce que, selon la légende, j’étais une enfant tellement turbulente que ma grand-mère exaspérée s’est mise dans l’idée de m’apprendre à lire pour que j’ai de quoi m’occuper. J’avais à peine trois ans. Je me rappelle encore du premier livre que j’ai lu. Je l’ai appris par coeur.

En Guadeloupe, là où j’ai grandi, les nouveaux livres c’était du luxe. Dieu, que ça coûtait cher !
Et pourtant la librairie est rapidement devenue un lieu familier. La librairie Jasor, à Pointe-à-Pitre, en particulier. Un jour ma mère m’y a perdue ! Je l’ai cherchée dans tous les rayons, à la fois inquiète, et rassurée parmi les bouquins. J’avais 6 ans et je l’ai retrouvée dans la rue à remuer les bras devant un policier !

Ainsi les livres, ça me connaissait. Mais j’avais passé assez de temps en classe pour établir que l’amour des livres ne pouvait mener à aucun métier ‘sérieux’, à part prof de littérature, et encore. Ceci dit, démembrer des oeuvres littéraires majeures n’avait vraiment pas d’intérêt pour moi.

D’un autre côté, discuter des livres et de mes compagnons êtres humains, ça c’était fascinant.

Évidemment, après mon bac S, j’ai poursuivi les études scientifiques dans l’une des prépa les plus côtées de Paris. ‘C’était la voie royale’, après tout.

Cette année de classe préparatoire était la pire année de ma vie, jusqu’à aujourd’hui. Je crois que je n’ai jamais pensé au suicide avant ce moment-là. Je crois que je n’avais jamais dit à personne que j’avais pensé au suicide dans ma vie avant aujourd’hui.

Je me rappelle ce jour particulièrement difficile où appuyée contre la porte de ma chambre minuscule, je me suis laissée glisser sur le sol, et j’ai pleuré, pleuré, pleuré. Pour la première fois de ma vie, je n’arrivais pas à quelque chose, et par conséquent, tout semblait fichu pour moi.

J’ai réfléchi à passer en prépa littéraire… mais j’ai finalement décidé contre. Le matraquage de cerveau, peu importe la matière, c’était fini pour moi.

J’aurais pu pivoter complètement à ce moment-là. C’était mon ouverture. C’était l’occas’. J’avais des raisons en béton.

 

J’aurais pu faire un virage à 180 degrés. Mais je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu décider que ma vie, ce serait les livres et les mots. Mais au fond, j’avais encore envie d’essayer de m’approcher de cette vie fantasmée, dans laquelle tout serait subitement facile pour moi.
Je me sentais prête à aller à la pêche à ce ‘bon boulot’ qui me donnerait accès à la stabilité et à la sérénité que je n’avais peut-être pas eus en grandissant.

C’était ça la solution. Et une fois bien lancée dans cette voie, je pourrais juste la poursuivre tranquillement, « vivre », sans me demander ce que cela voulait vraiment dire.

17 ans, c’est beaucoup trop jeune pour décider de ce que l’on va faire de sa vie.

17 ans, c’est beaucoup trop jeune pour décider de ce que l’on va faire de sa vie. Click To Tweet

Je me rends compte que j’ai avancé avec beaucoup d’informations erronées. Et ce n’est que près de 10 ans plus tard que j’ai pu admettre ce que je voulais vraiment.

Est-ce que les années de sortie de l’adolescence sont un rite de passage, le moment où on grandit vraiment ?

Si l’école nous apprenait plus tôt à identifier nos envies et nos désirs, je suis certaine que nous profiterions davantage de nos précieuses années, et que le monde autour de nous s’en porterait mieux.

J’ai entamé des études en économie et en finances. Et la question était toujours la même : quel était le moyen le plus certain d’avoir une vie paisible, stable, tranquille ? De gagner de l’argent confortablement, et régulièrement ?

C’était la mauvaise question.

La notion de plaisir au travail m’était complètement étrangère. Un travail c’était un travail. Si tout le monde le faisait, cela ne pouvait pas être aussi horrible que ça.

Pendant mes études, j’ai très peu pensé à l’après. Aux cinquante ans de ma vie qui suivraient l’obtention de mon diplôme…

 

Je ne suis pas convaincue que la société nous pousse vers un chemin.

Au sortir des études, on est tellement paumés, tellement peu conscients des possibilités que l’on va vers ce qui semble le ‘moins pire’ et on se dit qu’on verra bien ce que cela donne ensuite. « The path of least resistance » comme on le qualifie dans les milieux anglo-saxons. Le chemin de moindre résistance.

 

 

En relisant ces mots, je suis émue. Mais j’ai la conviction que c’est important que vous sachiez : nous avons chacun eu des expériences différentes, des vies différentes, et pourtant, beaucoup d’entre nous ont couru après le fantasme qu’il existait un chemin de vie sur lequel on pourrait juste sauter, s’élancer et avancer tranquillement.

Beaucoup d’entre nous ont cru que malgré tout ce qui a pu nous arriver par le passé, il existait un chemin pavé de pierres magiques sur lequel, subitement, tout irait bien.

Ce chemin n’existe pas. Nous l’avons pour la plupart, imaginé.

Là où vous en êtes aujourd’hui est le fruit d’une série de décisions, prises plus ou moins en conscience, prises plus ou moins en fonction de vos envies, et de ce que vous voulez vraiment.

Rien dans mon passé ne m’a prédisposé à être “Lyvia de Jemecasse.fr”. Pas la façon dont j’ai grandi, pas mes études, pas mon premier job, pas même mon entourage ou mes amis. Le monde extérieur ne m’a pas porté dans cette direction.

Alors comment j’en suis arrivée là ?

Eh bien en prenant conscience qu’il n’y a pas de chemin meilleur que celui que je peux dessiner pour moi-même. Que finalement, c’est entre mes mains qu’est mon destin, et que la façon dont va se dérouler le reste de ma vie dépend, non pas de ce que voudrait le monde extérieur, mais de ce qui se passe à l’intérieur de moi, et de comment je choisis de traiter les informations que mon intuition, mon inspiration, me donnent.

Construire son propre chemin est très difficile, car on croit toujours qu’il y a un ‘meilleur’ moyen, ou que ‘notre’ façon n’est pas la meilleure façon. Or il n’y a que sur votre propre façon que vous pouvez compter. Tout le reste n’est que mirage.

C’est en écoutant nos envies profondes, en prenant des décisions qui sont en phase avec nos valeurs, en prenant soin de nous, en nous faisant passer en premier, en choisissant la créativité, la vie, les expériences qui nous font vibrer, au delà de la peur – c’est ainsi qu’on peut accéder à ce qu’on veut, et trouver la force et le courage de le faire (réussir, en somme !)

Et ça, on ne nous l’a pas vraiment appris. On a souvent dû l’apprendre à coup de déceptions, et de désillusions.

Le chemin tout tracé, il est dans votre tête, il n’existe pas. C’est vous qui dessinez celui qui se déroule sous vos pieds. Peu importe votre passé, peu importe votre réalité actuelle, vous avez toujours le pouvoir de décider. Et décider, ça se passe à l’intérieur de nous, pas à l’extérieur de nous. On peut le faire, par la force de notre courage, de notre conviction, de notre patience même.

Finalement, chaque pas sur le chemin est fait par la force de notre propre esprit, et ce qu’il transmet à nos membres pour avancer dans telle ou telle direction.
Le tout, c’est que ce soit fluide à l’intérieur et que l’information passe entre les deux – notre tête et notre corps – avec le plus de clarté possible.

Comme vous le savez, j’ai décidé de ne pas enseigner la technique de ‘comment’ faire pour construire votre activité, ou ‘la vie qui vous ressemble’. Je pense que vous trouverez ces réponses ailleurs, de très bonnes sources, en temps voulu.

J’ai décidé de me consacrer à étudier ce qui m’a permis moi-même d’avancer et d’arriver à ce stade de ma vie aujourd’hui : ce qui n’est pas visible, ce qui se passe à l’intérieur, ce qui se passe dans nos têtes, nos corps, nos ventres et qui nous donnent l’information sur la direction à prendre – l’état d’esprit, la façon dont nos pensées déterminent nos actes, ce qui peut les parasiter, et comment se débarrasser de ces parasites. J’étudie aussi la créativité, et ce qui fait que malgré l’envie, le flux créatif peut être bloqué.

Je trouve fascinant ce que l’on peut créer par la force de nos décisions, en allant au delà de la peur.

C’est pourquoi j’ai décidé de créer l’Académie des Possibles, un programme d’accompagnement en ligne pour ceux et celles d’entre vous qui ne veulent plus être paralysés dans le développement de leur activité, qui veulent pouvoir prendre des décisions avec clarté, et avancer sur un chemin qu’ils auront eux-même tracé.

L’Académie des Possibles a maintenant ouvert ses portes. Tu peux découvrir le programme en cliquant ici.

Merci de me lire 😉